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CHAPITRE IV.

Sur les déserts qui environnent l’Égypte, et sur les Arabes.

Dans l’espace de près de deux cents lieues, la vallée du Nil, qui forme l’Égypte, est bordée au levant et au couchant par d’immenses déserts. Ces déserts ont des plaines de sable sans eau ni végétation, dont l’aspect monotone n’est varié que par des monticules ou des rideaux de sable. Là il n’existe aucune trace de chemin ; les vents déplacent parfois les mamelons de sable mouvant, ce qui rend pénible et souvent très-dangereuse la marche dans le désert. Parfois le sol enfonce sous les pieds, parfois il est ferme ; il est rare qu’on y trouve des arbres ; quelquefois pourtant on trouve des puits, on rencontre des palmiers. Il est rare aussi d’y faire plus de vingt à vingt-cinq lieues sans trouver une