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HÔPITAL COLONIAL


Sur les flancs du Fort Desaix a été construit récemment le bel hôpital colonial qui remplace l’hôpital militaire et porte le nom du Docteur Albert Clarac, ancien Médecin-Inspecteur général du Service de Santé des Troupes coloniales, qui fut à la tête de ce service à la 18e région du corps d’armée. Né à Fort-de-France le 13 janvier 1854, il mourut à Paris, le 25 mai 1934. Il était commandeur de la Légion d’Honneur.

Ceux qui ont choisi cet emplacement ne se doutaient peut-être pas qu’un plan de 1698 l’avait déjà indiqué pour l’hôpital[1].

Le Laboratoire des expertises et des fraudes est à l’hôpital colonial ainsi que l’Institut Pasteur.

Une école de Médecine devait y être installée aussi.

« Dans cette partie du monde qui regarde toujours la France avec tant de dévouement et d’affection, elle sera, a dit dans un discours à la Chambre, M. Alcide Delmont, alors député de la Martinique et sous-secrétaire d’État aux colonies, comme un centre de rayonnement et de polarisation pour la pensée et la civilisation française. »

Sur la même colline et dominant la Ville, un calvaire d’où l’on a une belle vue de Fort-de-France et de ses environs. Au sommet se trouve une chapelle. On va à ce calvaire en continuant la rue qui en porte le nom. À l’entrée, il y avait deux beaux palmiers.

LA ROUTE DES RELIGIEUSES


qui part de la Ravine Bouillé sur laquelle est le pont Traktir, ainsi désigné en souvenir de la victoire du 16 août 1855. Elle aboutit à l’Établissement thermal de Reynal, aujourd’hui Moutte, distant de Fort-de-France de 4 kilo-

  1. L’urbanisme à la Martinique par M. Raymon Danger, page 4.