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Du discours prononcé alors par M. Audemar l’on doit retenir notamment ces généreuses paroles : « Le devoir pour les représentants du peuple est de toujours aimer, toujours être utile ». « La justice envers le faible ou l’opprimé consiste principalement dans la bonté et le dévouement ». « Demain le nouvel hospice pourra commencer à distribuer l’huile et le vin du samaritain secourable à nos frères malheureux ».

Des pavillons portent les noms du Dr Jules Bouvier, de Mlle Fournier l’Étang, de MM. H. et P. Audemar, de l’Abbé Lecornu, du Docteur Maurice Barbe, du Gouverneur G. Spitz et de Édith Cawell.

Il est à souhaiter que soit donné à cet hôpital le nom du Dr Hippolyte Morestin, professeur agrégé de la faculté de médecine, né à la Basse-Pointe (Martinique), le 6 septembre 1869, décédé à Paris le 11 février 1919. Fondateur de la chirurgie esthétique, il a dirigé le service des blessés de la face à l’hôpital du Val de Grâce pendant la guerre de 1914 - 1918.

Sur cette route de Schœlcher, l’on voit notamment le beau panorama de la ville et de la baie de Fort-de-France, l’hôtel de l’Inspection des colonies, l’Asile des vieillards. C’est par cette voie qu’on accède au fort Tartenson, au stade de Bellevue fondé par le docteur E. Agis-Garcin et aux établissements Schell. Elle est reliée à la route de Didier par une voie qui dessert le quartier de la Clairière où se trouvent aussi de belles villas et les cliniques Saint-Paul et Pasteur, fondées par les docteurs P. Lodéon et H. Roseau.

Après Schœlcher et avant le Fonds Lahaye, les stations balnéaires du Lido et de Jean-Marie-les-Bains.


TARTENSON, BELLEVUE ET LE LYCÉE


La Ville est dominée, à l’ouest par le Tartenson, au pied duquel coule la rivière Levassor et qui vit la déroute des anglais en janvier 1759.