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jours après son débarquement, emporté brusquement par la fièvre jaune, ce qui amena, l’échec de la première introduction du caféier[1].

À l’angle sud-ouest des rues Isambert et Perrinon se trouvaient, en 1785, le pavillon des Capucins et en 1826 une caserne dite « le quartier bleu » qui était alors en ruines[2]. C’est maintenant l’emplacement de l’imprimerie du journal « L’Information ».

Entre les rues Antoine Siger et Blénac, avec entrée principale à la rue Isambert, en face de la pharmacie Didier Sifflet, le marché, anciennement place des Casernes[3].

Sur cette place a été planté le 27 mai 1848, l’arbre de la Liberté, près duquel un autel avait été dressé. Une foule immense, partie de l’Hôtel du gouvernement, traversa la savane et la Grand’Rue et s’arrêta au marché où le citoyen Pène, vicaire à Fort-de-France, l’ordonnateur Pageot Desnoutières qui remplaçait le gouverneur provisoire Rostoland, absent, les citoyens Reboul, maire du chef-lieu et Waddy prononcèrent des discours. L’arbre fut béni et planté[4] à peu près à la place occupée maintenant par la statue de la Liberté.

Une charpente métallique et un toit protègent maintenant le marché. Ils ont été installés en 1886 par la municipalité de Fort-de-France présidée par M. Jules Fanfan, ainsi que le rappelait une ancienne inscription.

Détruits par l’incendie du 22 juin 1890 et par le cyclone du 18 août 1891, ils ont été réédifiés et inaugurés le 21 septembre 1901, sous l’administration de M. Sévère. Une fontaine est au milieu.

Les denrées et marchandises étaient naguère déposées sur le sol. Depuis quelques années, ces produits sont placés sur des tables.

Dans ce marché, « le parler créole, si chantant, fait autour de vous un bruissement joyeux ».

  1. Recherches historiques sur les débuts de la culture du caféier en Amérique par M. Aug. Chevalier et M. Dagron, pages 7 à 14.
  2. Arch. min. col. n° 659. Plan du 1er mai 1826.
  3. Archives Ministère Colonies n° 379.
  4. J. O. Martinique, 27 mai 1848.