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L’immeuble devait être vendu en 1860 pour la création d’un petit séminaire-collège[1]. Il fut aussi question d’un échange qui permettrait d’utiliser le terrain à ces mêmes fins : « le collège Saint-Victor, cher encore aux personnes qui l’ont connu, allait renaître de ses cendres »[2], mais ni la vente ni l’échange n’eurent lieu.

Au n° 118, la Maison centrale et l’Asile provisoire des aliénés qui occupent une partie de l’ancien enclos des Capucins. Elle a remplacé la prison civile et militaire détruite par le tremblement de terre du 11 janvier 1839. Cette prison et la vieille geôle ont été réunies[3].

Une partie du terrain de la Prison, nécessaire à son agrandissement, a été ensuite détachée de l’enclos des Capucins et donnée par l’État à la Colonie par décret du 15 octobre 1861[4].

La Gendarmerie et le Presbytère actuels, ainsi que la Prison et l’Hôtel de Ville, occupent ledit enclos. Sur le terrain de la Gendarmerie ont été la préfecture apostolique, le logement du Curé et une chapelle[5].

Un incendie qui a eu lieu le 23 septembre 1838 a détruit la partie occupée par le préfet apostolique (J. O. M. 29 septembre 1838) et probablement la chapelle aussi : c’est sans doute cet incendie que la population désignait par les mots « du feu préfet », ainsi qu’il nous a été raconté naguère.

Le terrain entier (mairie, maison centrale, gendarmerie, presbytère, écoles primaires de Perrinon) a été concédé aux R. P. Capucins par la Compagnie des Indes Occidentales le 7 juin 1672[6] et leur a été donné par Mme Hurault,

  1. Moniteur de la Martinique, année 1860.
  2. Discours de M. Blanger, vicaire général, du 27 novembre 1866. Moniteur de la Martinique, du 6 décembre 1866.
  3. Décision du Gouverneur, datée du Macouba du 31 juillet 1840, B. O . Martinique, année 1840, page 290
  4. B. O. Martinique, année 1861, page 194.
  5. Projet de réunion des geôles de Fort-Royal 1er mai 1826. arch. Ministère Col. n° 676.
  6. (6) Origine des paroisses, par M. J. Renard, page 50.