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tenant le flambeau qui éclaire les tables de marbre sur lesquelles sont inscrits les noms de ses enfants de la Martinique tombés au Champ d’Honneur.

Un premier projet avait été établi par M. Bourgoin. C’était la Martinique pleurant ses enfants. La mort de l’artiste en a empêché l’exécution. La maquette est à la Chambre de Commerce qui l’a fait venir de Paris.

Aux termes du contrat intervenu entre M. Sévère, président du Comité, les héritiers Bourgoin et M. Bouchard, la statue actuelle doit porter la signature des deux artistes.

Ce monument est dû à des subventions officielles et à des souscriptions recueillies à la Martinique par MM. E. Rimbaud, A. Feillet et Th. Baude ;

3" Le kiosque à musique ;

4° La belle et vaste Maison du Sport inaugurée le 20 mai 1934 ;

5° La statue en bronze de d’Esnambuc, par M. Gaumont, premier grand prix de Rome, érigée le 24 décembre 1935, à l’occasion du 3e centenaire du rattachement de l’île à la France.

La cérémonie a été présidée par M. le Ministre Albert Sarraut, chef de l’imposante délégation envoyée par la France pour participer à cette fête patriotique.

L’artiste a montré le grand Normand « campé comme le marin à son bord, dans l’attitude du navigateur qui scrute la mer, cherchant à apercevoir la terre lointaine qui se profile à l’horizon ».

Sur la face principale du socle, a été gravée l’inscription suivante : « À Pierre Belain d’Esnambuc, fondateur de la puissance française aux Antilles »,

Au-dessous, un relief en bronze, œuvre de M. Gaumont, représente la caravelle que montait d’Esnambuc à son arrivée à la Martinique, le 15 septembre 1635.

De chaque côté, les années de sa naissance et de sa mort (1585-1636), les années de l’occupation et du 3e centenaire (1635-1935) et derrière, ces mots lapidaires de