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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/98

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avec Blondel… tu avais raison. Ce mariage serait imprudent. Il ne faut pas qu’il se fasse.


EDWIGE.

Ce mariage est nécessaire et il se fera. Moi aussi j’ai réfléchi.


BOUGUET, (impérieux.)

Il ne se fera que si je le veux.


EDWIGE.

Trop tard maintenant !… Trop tard. D’ailleurs, vous aviez raison, il n’y avait que l’obstacle d’un souvenir, et de nous deux seuls connu. Il est à jamais aboli. Donc… laissez faire…


BOUGUET.

Edwige !… Pourquoi ce revirement ?… Pourquoi ces yeux pétillants de triomphe !… J’interviendrai, je t’avertis…


EDWIGE.

Ce serait du bel ouvrage !…


BOUGUET.

Et immédiatement si je le veux !


EDWIGE.

Osez donc !

(À ce moment, nouvelle irruption d’élèves.)

MADAME BOUGUET, (crie par la fenêtre.)

Nous allons nous réunir : faites-les monter tous à l’amphithéâtre.


UN ÉLÈVE, (entrant encore.)

Maître, permettez-moi… de tout mon cœur…


UN AUTRE ÉLÈVE, (qui le suivait.)

Madame Bouguet, excusez ce mouvement ridicule, mais je n’ai pu résister à vous apporter ces quarante sous de violettes.