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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/63

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MADAME BOUGUET, (se lève et gravement.)

Il me serait extrêmement pénible et infiniment difficile de te l’expliquer, mais ces raisons qu’il ne me plaît pas d’énoncer (Avec attention), dont ma dignité ne me permet pas de parler, mon mari va te les donner… N’est-ce pas, Laurent ?


BOUGUET, (qui lisait une revue, surpris.)

Comment, moi ?


MADAME BOUGUET.

Je suis sûre que, lorsque tu les lui auras dites, tu l’auras, du même coup, convaincue. (Elle insiste, du regard, de toute l’attitude, à la fois sincère et contrainte.) Je t’en prie.


BOUGUET, (hochant la tête.)

Si tu veux.


MADAME BOUGUET.

Ton influence sera certainement plus persuasive que la mienne, et je m’en vais, très sûre que, tout à l’heure, elle verra les choses autrement et qu’elle reviendra sur sa première appréhension… En tout cas, j’ai posé un dilemme… Si cette planche de salut est écartée pour elle… tant pis !… c’est décidé… elle partira…

(On la voit disparaître dans les couloirs.)


Scène X


EDWIGE, BOUGUET

(Ils restent seuls.)

EDWIGE.

Oh ! vous ne voulez plus de moi… vous ne voulez plus de moi !…