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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/48

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MADAME BOUGUET.

Bien. Je verrai moi-même.

(Il s’en va. Madame Bouguet, avec une serviette, nettoie quelques instruments.)


Scène VIII


MADAME BOUGUET, BOUGUET


BOUGUET.

C’est fait. Je crois qu’ils partent sous une forte impression… Alors, il y a quelque anicroche ? Tu parais soucieuse ?…


MADAME BOUGUET, (rapide, franche et très simple.)

Non, je suis simplement en train de penser qu’il faut prendre, mon ami, une détermination au sujet d’Edwige.


BOUGUET.

À cause du petit incident de tout à l’heure ? Mon Dieu, quelle histoire ! Elle pleure, on la gronde ! Eh bien, grondons-la en chœur et que ce soit fini.


MADAME BOUGUET.

Non, Laurent, je crois que sa dernière manifestation est concluante… Trop de complaisance de notre part à la faire évoluer dans une voie à laquelle rien ne la prédestinait deviendrait une bêtise. Passe encore si c’était la deuxième ou la troisième fois, mais des bévues de ce genre arrivent à tout bout de champ. Enfin, il n’y a plus d’illusion à se faire, elle ne montre pas la moindre aptitude.


BOUGUET.

C’est un peu vrai. Ma foi, sans la froisser, ré-