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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/40

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grossièreté que j’ai entendue, tu m’excuserais de m’adresser, comme je le dois, à la gardienne de la maison… Il est impossible que l’on puisse dire que papa ici même a des complaisances douteuses et que tu les tolères…


MADAME BOUGUET.

Marcelle !…


MARCELLE.

Je vois, à ton cri d’indignation, que tu commences à saisir la portée du préjudice moral que nous subissons et que la bonté ou la faiblesse de papa…


MADAME BOUGUET.

Ah ! pour le coup, je n’en tolérerai pas davantage ! Je ne te permets pas d’employer de pareilles expressions à propos de ton père !


MARCELLE.

Si ce ne sont pas des faiblesses, je voudrais bien savoir de quel nom il faut parer le sentiment dont il fait preuve ? Mais, tu n’as pas vu, tout à l’heure, quand il a réclamé les pages de la communication… Edwige s’est précipitée en même temps que moi.


MADAME BOUGUET.

Ce n’est que très gentil.


MARCELLE.

Je l’ai devancée et lui ai pris les feuillets… Papa, à qui rien n’échappe, même dans les moments où il paraît le plus étranger, n’a pas manqué, deux minutes après, de lui donner l’occasion de sa revanche.


MADAME BOUGUET.

De sa revanche ?


MARCELLE.

Au lieu de s’adresser à son préparateur, car c’était à Hervé ou à Tronchet d’aller au labora-