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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/385

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ma chérie !… Le son d’un piano de campagne à travers les cloisons…


FRÉDÉRIQUE.

Je ne vous demande que de témoigner de votre présence… Faites comme si j’allais m’endormir !…


JULIEN.

Je respecte toutes vos délicatesses et toutes vos pudeurs…


FRÉDÉRIQUE.

Les fermiers sont bien couchés, n’est-ce pas ?


JULIEN.

Oui, je viens de les entendre monter (Désignant la porte de droite au haut des marches.) par l’escalier.


FRÉDÉRIQUE.

C’est vrai, il m’a semblé… À tout à l’heure… l’heure qui sonnera entre toutes les heures !…



Scène IV



FRÉDÉRIQUE, (seule.)
(Elle reste seule, éteint une lampe comme si elle trouvait la chambre trop allumée. Elle écoute. Elle entend quelques notes aigres de piano. Alors elle prend la lampe, se dirige vers la fenêtre qu’elle ouvre doucement, jette un coup d’oeil au dehors. Elle se penche, exécute un signal en levant deux fois la lampe, puis, au bout d’un certain temps, fait un signe et parle très bas au dehors.)