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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/38

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MADAME BOUGUET, (méprisante.)

Ah ! bon, je vois qui…


MARCELLE.

Si tu exiges que je répète l’expression, je l’ai retenue mot pour mot. Accorde-m’en la permission et j’oserai…


MADAME BOUGUET.

Oh ! cette pudeur !… Va donc… Ose, va !…


MARCELLE, (baissant la voix.)

Eh bien, ils ont dit que papa et Edwige…


MADAME BOUGUET, (l’interrompant.)

Assez !


MARCELLE.

Ah ! tu vois bien… tu vois bien que tu avais parfaitement compris !


MADAME BOUGUET.

Jamais de la vie !… J’ose à peine… Comment peux-tu répéter une pareille saleté qui devrait te faire honte.


MARCELLE.

Parce que je l’ai entendue… Puis, il y a six mois, maman, que cela se chuchote dans les coins… Cela devient même une manière de plaisanterie très courante dans les laboratoires… « Ah ! le patron fait de la physiologie appliquée. »


MADAME BOUGUET.

Quelle turpitude ? Et c’est toi qui oses porter une pareille insinuation sur ton père, toi qui…


MARCELLE.

Non, maman… Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit. Tu vas trop vite, maintenant. Tu devances mes paroles. Je cafarde seulement ce qu’on mur-