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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/363

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ÉVELINE.

Deux coupables, deux complices… mon mari et votre femme…


FRÉDÉRIQUE, (se débattant dans une crise de désespoir impuissant.)

Qu’est-ce qu’elle dit ?


ÉVELINE, (continuant.)

… Nous ont trahis pendant des années, odieusement trahis !


FRÉDÉRIQUE, (elle crie.)

Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai !


ÉVELINE.

Venez, Monsieur… Par moi vous connaîtrez la vérité !


FRÉDÉRIQUE.

Mais, c’est à se casser la tête contre les murs !


ÉVELINE.

Je vous attends ! Venez, Monsieur, venez !

(Elle a raccroché précipitamment l’appareil.)

JULIEN, (menaçant.)

Ah ! tu as vite appris comment on se venge, toi !


ÉVELINE.

J’ai tout à coup l’inspiration de l’amour, mon cher !