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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/341

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lien !… Vous avez été ce matin probablement imprudent ! Les quelques mots que vous m’avez dits me donnaient cette impression…


JULIEN.

Éveline !… Marie !… Voyons, Marie, où est Madame ?…


MARIE, (à la porte.)

Je ne sais pas, Monsieur.


JULIEN.

Eh bien, allez voir !… Allez dans la chambre… vite !… Qui a apporté la lettre, tout à l’heure ?…


MARIE.

Un chauffeur, Monsieur.


JULIEN.

Avec une livrée marron ?


MARIE.

Oui, Monsieur.


JULIEN.

Appelez Madame tout de suite !… (Marie passe par la salle à manger.) Ce n’est pas croyable !… Peut-être a-t-on remis à Éveline par erreur une lettre qui m’était adressée.


FRÉDÉRIQUE.

Par erreur calculée, peut-être !…


JULIEN.

Ah ! on ne sait jamais !


FRÉDÉRIQUE, (nettement.)

Écoutez, Julien… quoi qu’il arrive par la suite, donnez-moi votre parole qu’il n’y a pas possibilité que la boue vienne jusqu’à moi… que cette personne ignore tout de nous !… Votre parole d’honneur !