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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/33

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MARCELLE.

C’est bien ce que je me disais.


EDWIGE, (s’excusant comme elle le peut.)

Je suis navrée, véritablement, Messieurs.


BOUGUET.

Elle a pu confondre… J’avais sur ma table des lames de comparaison. Du reste, je vous en prie, passons au laboratoire, je vous montrerai des préparations authentiques… et puis, nous descendrons voir les animaux… Venez tous.


BARATTIER.

Sauf moi, cher ami. Je prends congé.


BOUGUET.

Alors, au revoir, et à bientôt, Barattier. Après la séance de l’Institut…


MADAME BOUGUET, (à Edwige.)

C’est intelligent, ce que vous venez de faire là ! (À sa fille.) Toi, tu vas à l’ouverture du cours de Bamberger ?


MARCELLE.

Je mets mon chapeau. Je serai à la Sorbonne bien à temps.


EDWIGE, (en sortant, se ravise et s’approche, timide, de Marcelle.)

Marcelle, vous m’en voulez de ma bêtise ?

(Marcelle lui tourne nettement le dos.)

MADAME BOUGUET, (aux autres, sur le pas de la porte.)

Je vous rejoins.


BLONDEL, (appelant Edwige.)

Allons, allons, ce n’est pas bien grave. Et puis, quoi, nous avoir apporté le bacille de Doyen, il y a des gens qui trouveraient cela très spirituel ! Sacrée gosse…

(Il lui envoie une taloche et la pousse devant lui.)