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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/32

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MADAME BOUGUET, (inquiète, se rapproche de l’instrument.)

Qu’est-ce que cela, Edwige ? Voyons, vous vous moquez du monde ? Que m’avez vous apporté là ?…

(À ce moment, Bouguet s’est approché de ta table et a regardé au microscope.)

BOUGUET.

Il y a erreur.


MADAME BOUGUET.

Je vous demande pardon, Messieurs !…


EDWIGE.

C’est vrai ? Oh ! mon Dieu ? Quelle absurdité !


MADAME BOUGUET, (sèchement.)

Elle nous a apporté le bacille de Doyen.

(À ce moment, Edwige pleure de confusion.)

PÉLISSIER.

Le bacille de Doyen… c’est assez drôle !…


MAIRESSE, (riant.)

La gaffe est amusante, mais ne pleurez pas, Mademoiselle, il arrive à tout le monde de se tromper…


MARCELLE, (se retournant brusquement vers les deux préparateurs qui parlaient à voix basse.)

Plaît-il ?


MADAME BOUGUET, (se retournant.)

Qu’est-ce qu’il y a, Edwige ?


MARCELLE, (sèchement.)

Ces messieurs faisaient une observation. Vous disiez. Messieurs ?


TALLOIRES, (gêné.)

Mais, rien du tout, Mademoiselle. Vous avez mal entendu ou mal compris.