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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/318

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changé depuis huit jours ; le salon, ce sera pour plus tard, quand on sera plus riche.


FRÉDÉRIQUE.

Mais il est très suffisant tel quel !… Et puis vous ne vous y tiendrez jamais… que lorsque Julien recevra dans son bureau. (Le domestique pose la tasse sur la bibliothèque tournante. Éveline y va.) Par exemple, je n’aime toujours pas le dessus de piano.


ÉVELINE.

Oh ! c’est en attendant… Au fait, et le papier de la salle de bains que vous disiez avoir trouvé boulevard Haussmann ?


FRÉDÉRIQUE.

Comment ! On ne vous a pas apporté les rouleaux ?


ÉVELINE.

Non.


FRÉDÉRIQUE.

On m’avait promis qu’on vous les apporterait hier ou ce matin.


ÉVELINE.

On ne m’a apporté ce matin que des chapeaux ! Je vous avertis même que je ne choisirai pas sans que vous m’ayez donné votre avis.


FRÉDÉRIQUE.

Mon avis est-il si précieux ?


ÉVELINE.

C’est-à-dire qu’il m’est devenu indispensable !


FRÉDÉRIQUE.

Je suis donc une firme de bon goût ?