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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/284

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FRÉDÉRIQUE.

Le domicile particulier… toujours rue Pierre-Charron ?


MADAME BOCQUET.

Oui, Madame… à deux pas…


FRÉDÉRIQUE, (que toute insistance agace.)

Je sais, je sais… (Elle continue d’écrire en silence. Le domestique entre. Au domestique.) J’ai mis sur cette enveloppe deux adresses. Vous allez dire au chauffeur qu’il porte immédiatement cette lettre au destinataire. Qu’il passe d’abord à la première, adresse rue Pierre-Charron, c’est à côté ; si ce Monsieur n’est pas là, qu’il se rende immédiatement à l’autre adresse… rue Saint-Lazare.


LE DOMESTIQUE.

Y a-t-il une réponse, Madame ?


FRÉDÉRIQUE, (après une hésitation.)

Dites au chauffeur d’attendre… Remettre personnellement, bien entendu.


LE DOMESTIQUE.

Et si la personne est absente ?


FRÉDÉRIQUE.

Qu’il rapporte la lettre. Allez, et faites vite.

(Le domestique sort.)

MADAME BOCQUET, (cette fois dans une explosion de remerciements comme si tout était sauvé de ce fait.)

Que je vous remercie ! que je vous remercie !


FRÉDÉRIQUE, (restant froidement au bureau.)

Oh ! je vous en prie, pas de remerciements ! cela surtout !… Maintenant, Monsieur, vous pouvez vous retirer… Je désire seulement deux ou