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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/263

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erre.) Frédérique ! Non ?… Non ?… (Elle ne répond pas. Elle semble partie dans un autre monde. Brusquement il lui lâche le bras.) Alors, vous l’aurez voulu !…

(Son geste, à la fois résolu et désespéré, marque que l’heure de leur destin est arrivée.)

FRÉDÉRIQUE.

Ce doit être cela qui s’appelle mourir !…

(On sent que les mots ne parviennent plus à sa bouche, Julien s’est écarté alors que tout le monde fait irruption de gauche, Mademoiselle Castel, Mademoiselle Martin, Monsieur de Villedieu, Monsieur Ulric.)


Scène X


JULIEN, FRÉDÉRIQUE, JEANNE et BLANCHE CASTEL, MADEMOISELLE MARTIN, ULRIC, VILLEDIEU


JEANNE CASTEL.

Oh ! ç’a été amusant comme tout. Madame ! Il y avait d’énormes carpes, vous savez !… Grandes comme le bras !…


BLANCHE CASTEL.

Tout ça brillait aux rayons du soleil, on aurait dit du vieil or qui tombait… de gros bijoux…


MADEMOISELLE MARTIN, (à Frédérique.)

Eh bien, la voilà peuplée, votre pièce d’eau !… J’en suis encore trempée !…


ULRIC.

Nous leur avons de suite donné à manger, mais je crois que l’émotion leur a coupé l’appétit.