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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/236

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MADEMOISELLE MARTIN.

Et elles arrivent en calèche ?


ULRIC.

Même en chemin de fer.

(Le régisseur est là. Il parle à Monsieur Ulric, le chapeau à la main.)

LE RÉGISSEUR.

Il y a douze bidons, Monsieur, faut-il les ouvrir et les faire vider tout de suite ?


LES DEMOISELLES.

Oh ! mais nous y allons. — Ça va être amusant. — Est-ce qu’il y a de grosses carpes ?


ULRIC.

J’en ai commandé de quatre à cinq livres.


BLANCHE CASTEL, (à Frédérique.)

Avons-nous le temps, madame, de descendre jusqu’à la pièce d’eau ?


FRÉDÉRIQUE.

Tout le temps que vous voudrez.


BLANCHE CASTEL.

Ils ne sont pas asphyxiés, les malheureux, dans leurs bidons ?


ULRIC, (s’en allant avec elles et leur expliquant.)

Non, tant que l’oxygène est renouvelé automatiquement par les mouvements de la voiture ou du train…

(Les demoiselles sont parties en courant avec Ulric. Frédérique et Julien ont maintenant installé le hamac entre les deux premières colonnes de la pergola.)