Ouvrir le menu principal

Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/226

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



FRÉDÉRIQUE.

Eh bien, allez au-devant d’elle.


JULIEN.

Est-ce nécessaire ?…


FRÉDÉRIQUE.

Ce sera au moins poli, mon cher. (Julien s’en va.) Il y va comme un chien qu’on fouette.

(Elle fait des signes de loin avec la main.)


ULRIC.

C’est un genre. Au fond, il adore sa mère ; seulement, comme tous les fils qui parviennent à un certain niveau social, il a un peu honte de son extraction. (Riant.) Madame Bocquet dit : votre dame, votre demoiselle. Mais il la vouvoie avec respect au moins devant le monde.


FRÉDÉRIQUE.

Je trouve ça très délicat. Elle est employée au Bon Marché… surveillante, je crois… Elle en a bien l’air.


ULRIC.

Le père est mieux, un ancien marin colonial… Je l’ai vu une fois… Julien ne t’a jamais montré sa photographie ?… Demande-la-lui. Tu verras. C’est un type.


FRÉDÉRIQUE.

Au fond, dis-moi, je n’ai pas encore compris ce que fait sa mère depuis huit jours, dans le pays ?


MADAME DESROYER.

Ni pourquoi il l’a installée chez les demoiselles Castel ?