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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/217

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LES SŒURS D’AMOUR




ACTE PREMIER

Sur le haut d’une colline, le rond-point de quatre allées. À droite, une pergola récente. Les terres encore remuées de chaque côté des colonnes… Derrière les colonnes blanches, un horizon de forêts en contre-bas, des prairies. Et juste le toit d’ardoise d’un château derrière un repli de terrain. Au milieu du rond-point, un banc circulaire agrémenté d’une statue de Bacchus.



Scène PREMIÈRE


Au lever du rideau, FRÉDÉRIQUE, ULRIC, son mari, MADAME DESROYER sa mère, avec une sœur de charité ; à ses côtés, un voisin, MONSIEUR DE VILLEDIEU, JULIEN BOCQUET.


ULRIC, (désignant la pergola à droite.)

Vous voyez quatorze colonnes de chaque côté.


FRÉDÉRIQUE.

Mère, vous n’aurez pas froid ?


LA SŒUR, (s’approchant.)

Madame, il est déjà quatre heures.