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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/188

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reusement immobile et mesurez vos paroles. Je n’exige pas plus.


BOUGUET.

Allez.


PRAVIELLE, (entr’ouvrant la porte de droite.)

Voulez-vous avertir Madame Bouguet de ma part qu’elle est autorisée à venir auprès de son mari ? (À Bouguet.) Encore une fois, je vous recommande, mon ami, le plus grand calme.


BOUGUET.

Soyez tranquille, et merci de la permission… merci pour tout…

(Pravielle sort à gauche. Entre ensuite Madame Bouguet par l’autre porte.)


Scène X


BOUGUET, MADAME BOUGUET


BOUGUET.

Me pardonnes-tu, Jeanne ?

(Silence.)

MADAME BOUGUET, (ne s’approchant pas.)

J’éprouve une mortification infinie. Mais ce n’est pas l’heure de te reprocher quoi que ce soit, n’est-ce pas ? Tu viens de justifier toutes les calomnies qui montent vers nous, vers toi… Tu as fait plus que de donner raison à Blondel. Tu as, par ce duel inattendu entre deux collaborateurs et deux savants, sanctionné pour ainsi dire ton aventure avec cette fille. Laurent, est-ce pour elle que tu t’es battu ?…