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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/185

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BOUGUET, (au moment où il va s’en aller.)

Hein, vous souvenez-vous, Hernert, de notre conversation dans le jardin, il y a quelques mois ?


HERNERT.

Si je m’en souviens !


BOUGUET.

Comme c’est beau, deux hommes qui se comprennent !… Deux hommes !…

(Il appuie sur le mot.)

PRAVIELLE, (se rapprochant.)

Je vous en prie, Monsieur Hernert.


HERNERT.

C’est juste…

(Il lui serre la main.)

BOUGUET.

À bientôt, maintenant que vous êtes à peu près sûr de me revoir…


HERNERT.

Tout à fait sûr !…


BOUGUET.

Regardez-moi bien tout de même… comme si ça ne l’était pas.

(Il lui serre la main en le regardant fixement. Hernert s’en va avec un geste un peu contracté et en parlant bas au médecin qui referme la porte.)


Scène IX


BOUGUET, PRAVIELLE


BOUGUET, (sans bouger la tête, à voix très retenue.)

Maintenant, Pravielle, pas de blagues !… Je serai votre homme dans quelques minutes ; je me