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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/182

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MARCELLE.

Que vas-tu imaginer, maman ?


MADAME BOUGUET.

Vous mentez tous… vous mentez tous… Quel est ce bruit en marche qui vient ?… ces pas mous, trop lents… Ah ! que j’ai peur !… que j’ai peur !…

(Elle recule, tout en prêtant l’oreille. La porte s’ouvre. Paraît Laurent en chemise molle, le bras gauche et la poitrine bandés, soutenu par le docteur. Ils sont précédés de Hernert. Bouguet a une cigarette à la bouche et sourit.)


Scène VIII


{{c|Les Mêmes, BOUGUET, LE DOCTEUR PRAVIELLE, HERNERT



BOUGUET, (poussant un cri d’effroi.)

Blessé ! Tu es blessé ?…

(Elle s’élance vers lui. Pravielle et Hernert lui font signe de ne pas s’avancer.)

HERNERT.

Une simple éraflure !…


BOUGUET.

Rien, rien, ma chérie… Tu vois, Jeanne, c’est comme si je m’étais flanqué dans l’escalier… Aucun mal !… Ah ! c’est bon, une cigarette, tout de même.


HERNERT.

Mettez-vous là… Étendez-vous. Nous allons vous installer.


BOUGUET, (du bras droit, il tend la cigarette à Hernert, bas.)

Merci, mon ami. Maintenant que l’effet est