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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/180

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son médecin, l’autorise, selon le vœu qu’il en formait, à rester debout, mais les quelques secondes nécessaires seulement… Donc, il a été décidé qu’il va traverser ce cabinet de toilette et entrer ici, appuyé sur le bras de Pravielle, de façon à ce que Madame Bouguet ait la vision de son mari debout. Pravielle vous prie de préparer, sans en avoir l’air, quelques coussins sur la chaise longue de Madame Bouguet.


MARCELLE.

Oui… c’est possible… Allez, dépêchez-vous ! Je ne vis plus !

(Il désigne la porte du cabinet de toilette à gauche et sort précipitamment avec Hervé, qui le guettait tout en parlant à Madame Bouguet.)


Scène VII


MADAME BOUGUET, MARCELLE


MADAME BOUGUET, (étonnée, à sa fille.)

Eh bien, quoi ? il s’en va encore ? Qu’est-ce que cela veut dire ?


MARCELLE.

Il a peur de nous déranger, je pense.


MADAME BOUGUET.

Il est étrange… Et toi, qu’as-tu ?


MARCELLE, (arrangeant le canapé.)

Cette journée ! Je me sens un peu souffrante… La tête me tourne.


MADAME BOUGUET, (méfiante.)

Oui… mais tout à coup… ainsi… Enfin, je