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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/167

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MADAME BOUGUET.

Je n’ai besoin du secours de personne. Ces gens commencent à m’échauffer les oreilles !


TALLOIRES.

Que faut-il répondre ?


MADAME BOUGUET.

Que je suis malade, et que je le fais remercier… Je n’ai pas à transiger avec la presse… Qu’on imprime ce qu’on voudra… cela nous indiffère !


TALLOIRES.

Bien, Madame… Monsieur Barattier est aussi venu.


MADAME BOUGUET.

Ah ! Barattier est venu… Quel manque de tact ! (Talloires va sortir. Madame Bouguet, d’un ton d’apparence indifférent.) Monsieur Bouguet n’est toujours pas rentré ?

(Marcelle fait signe de loin à Talloires.)

TALLOIRES.

Non, Madame… je ne l’ai pas encore vu.


MADAME BOUGUET.

Tu as l’heure, Marcelle ?


MARCELLE, (regardant sa montre au poignet.)

Cinq heures.


MADAME BOUGUET.

Ton père devrait être cependant de retour.


MARCELLE.

Oh ! il ne doit pas se presser… exprès, probablement pour ne point se heurter ici à une visite ou à une indiscrétion de journaliste… Puis cette réunion du Muséum s’est peut-être prolongée…