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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/139

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aussi relatives au sérum. Il y a eu des fuites. Vous savez qu’il n’aime pas beaucoup laisser les clefs sur les portes.


BLONDEL.

C’est une excellente habitude, en effet. Il faut toujours fermer les portes ; je viens d’en faire autant… Pourquoi riez-vous ?


MADAME BOUGUET.

Je ris… de vos axiomes… La Palice ! C’était tout ? Oui ? C’est pour cette question insipide que vous m’avez appelée ? Vous ne pouvez donc pas bouger d’ici ?…


BLONDEL, (hésitant.)

Non, en effet… Et alors, je désire qu’on aille le chercher. Je veux savoir où il est en ce moment.


MADAME BOUGUET, (riant de plus en plus.)

Laurent ? Elle est bonne !… Allez-y vous-même. Pourquoi restez-vous là comme un paquet !


BLONDEL.

Madame Bouguet… je suis un peu inquiet et troublé… Oui, je suis très inquiet de la santé de ma femme. Elle était vraiment dans un émoi… dans une irritation bizarre… Écoutez, voulez-vous avoir l’obligeance de monter chez elle, dans sa chambre ? Je préfère ne pas la déranger moi-même. Montez, vous lui demanderez si elle ne désire pas un cachet d’antipyrine.


MADAME BOUGUET.

Mais, très volontiers, mon ami.


BLONDEL.

Montez. Je vous attends ici. (Madame Bouguet entre dans le pavillon. Blondel se promène, craintif, timide. Il approche des fenêtres du rez-de-chaussée. De la