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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/109

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Scène III


EDWIGE et MARGELLE, puis BOUGUET, MADAME BOUGUET, BLONDEL et LE DIRECTEUR de L’« AUBE ».

(Edwige et Marcelle sont sous les arbres.)

EDWIGE.

Comme vous avez l’air heureux, ce soir, Marcelle !


MARCELLE.

Pourquoi ne me tutoies-tu pas ce soir ?


EDWIGE.

Je ne peux pas m’y habituer. Ma langue fourche.


MARCELLE.

Ah ! c’est drôle… puisque cela a été convenu entre nous.


EDWIGE, (aigrement.)

Oui, mais je ne peux pas oublier que j’ai été, ici, un peu comme une gouvernante… du même âge que toi… mais…


MARCELLE.

Oh ! comment peux-tu proférer une bêtise pareille ! Tu me blesses !


EDWIGE.

Je n’ai pas voulu te blesser, Marcelle. Je voulais indiquer cette nuance en passant, comme je l’éprouve en ce moment.


MARCELLE.

Laquelle au juste ?