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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/93

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THYRA.

All right !


LEPAGE.

Je n’ai pas été trop méchant, vous ne m’en voulez pas ?


THYRA, (le raccompagnant.)

Mais non… du tout… À ce soir, Lepage.


LEPAGE, (s’en allant.)

Ne manquez pas, hein ?


THYRA.

Non, non, comptez sur nous…

(Elle referme la porte et reste seule.)


Scène VI


THYRA, seule, puis MADAME DE MARLIEW


THYRA, (sans attendre, elle ouvre la fenêtre, place sa sculpture en travail, bien sous les rayons du soleil qui vient de la cour. Elle la regarde farouchement, se penche au dehors, entend le pas de Lepage qui traverse la cour, qui dit encore de loin : « Bonsoir… bon travail ! ». Quand il a disparu, elle se précipite furieusement sur l’œuvre, abat la tête, brise le bras, puis elle approche la selle de la fenêtre, l’incline, et jette la statue mutilée. On entend un bruit de glaise qui s’aplatit dans la cour.)

Ecco !… C’est fini !…

(Sur la selle vide, elle pose les bras et s’y cramponne quelques instants, en se balançant automatiquement d’un air hagard. La porte s’ouvre. C’est la mère qui entre.)