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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/74

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MADAME DE MARLIEW, (bas.)

De plus, tu as enfilé la robe de ta femme de chambre. Si propre que soit cette fille, tu n’es vraiment pas dégoûtée…


THYRA.

Le corsage est à moi… Encore une fois, je fais ce que je veux… (Green rentre.) Tais-toi, pas devant les domestiques !


MADAME DE MARLIEW, (les bras au ciel.)

Ah ! cette recommandation de ta part est vraiment admirable !


THYRA, (à Green.)

Tenez. (Elle enlève son chapeau de paille noire.) Prenez ceci. Le modèle est venu ?


GREEN.

Oui, Mademoiselle. Il attend dans la petite pièce. Mademoiselle ne l’a pas vu en entrant…


THYRA.

Non. C’est bien.


MADAME DE MARLIEW.

J’ai donné, comme j’ai pu, quelques renseignements au journaliste. (Devant la physionomie irritée de sa fille elle s’arrête, tout de suite, timide et docile.) Du reste, cela n’a aucune importance. Tu vois le bouquet que t’a envoyé Philippe ?


THYRA.

Où ça ?


MADAME DE MARLIEW.

Dans le seau. Nous l’avons mis là en attendant que tu l’arranges toi-même (Un temps.) Alors, tu ne peux pas me dire…, tu es si pâle, si défaite !