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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/65

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YORO.

Non, Madame, ce n’est pas une visite pour Madame… c’est une visite pour Mademoiselle. Un journaliste. Mademoiselle avait, paraît-il, donné rendez-vous. Voici sa carte. Il attend déjà depuis un quart d’heure.


MADAME DE MARLIEW, (lisant.)

Un journaliste. Est-ce qu’il a un appareil photographique ?


YORO.

Je ne crois, pas Madame. Il a l’air seul.


MADAME DE MARLIEW.

Il y a un quart d’heure qu’il est là ? Faites monter (Yoro sort.) Je vais le recevoir. Il ne faut pas faire attendre un journaliste. C’est toujours horriblement dangereux ! Vous voyez, vous voyez, elle avait donné rendez-vous ! Elle avait donné rendez-vous ! Oh ! mais ça devient extrêmement inquiétant, je vous assure.


GREEN.

Oh ! un journaliste !… Mademoiselle n’y aura seulement pas fait attention.


MADAME DE MARLIEW.

Descendez vite. Demandez à Monsieur Lepage si ma fille ne lui avait rien dit qui puisse nous expliquer son retard. Mais, de toutes façons, ne lui parlez pas de l’accoutrement dans lequel Mademoiselle est sortie.


GREEN.

Bien, Madame.

(Elle sort, le nègre fait entrer le journaliste.)