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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/62

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MADAME DE MARLIEW.

Un châle !


GREEN.

J’ai souri quand je l’ai vue attifée ainsi. Elle m’a seulement dit : « N’est-ce pas, je suis bien ? » et puis elle a disparu.


MADAME DE MARLIEW.

C’est un peu fort ! Où a-t-elle pu se rendre ? Rien dans ses habitudes ne correspond à ce genre de fantaisie. Si capricieuse qu’elle soit… Ah ! par exemple ! quand elle rentrera, je la gronderai vertement !


GREEN.

Mais Madame sait bien qu’une fois, avec Monsieur Bogidar, elle s’était habillée d’un manteau de pauvresse. Ils étaient allés visiter tous les deux les quartiers pauvres. C’était pour faire des croquis. Est-ce que Madame s’en souvient ?


MADAME DE MARLIEW.

Oui, oui, je me souviens ! Il lui est arrivé, à Nice, d’aller observer sur nature des gestes, des attitudes, mais, dans ce cas, elle m’avait toujours avertie. Ce qu’il y a de stupéfiant, encore une fois, c’est qu’elle n’ait mis personne au courant, surtout de son retard. Mon Dieu ! pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé !


GREEN.

Oh ! Madame, c’est impossible !


MADAME DE MARLIEW.

Je viens de monter dans sa chambre et cela ne m’a pas rassurée. Il y a les traces d’une nuit agitée. Mademoiselle a dû boire du thé toute la nuit.