Ouvrir le menu principal

Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/277

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LEPAGE.

Ce visage… ces yeux révulsés ? Elle a perdu connaissance…


CORNEAU.

Les mains… vite…


LIGNIÈRES.

Oh !… mais…

(On l’entoure. On lui soulève la tête. Lignières ramasse la seringue par terre et pousse une exclamation.)

ARTACHEFF.

Quoi ?


LIGNIÈRES, (passe la seringue aux autres.)

Regardez, je n’ai pas confiance… (Il trouve dans la main crispée de Thyra un papier. Il l’arrache.) Qu’est-ce ? Une lettre ? (Il l’ouvre et pousse un cri.) « Je devance le terme. »

(On pousse des exclamations de terreur.)

TOUS, (parlant à la fois, en tumulte.)

Quelle horreur !… Thyra !… Thyra !…


LEPAGE.

Mais on ne se tue pas avec de la morphine ?


OSTERWOOD.

Allez chercher un médecin !


LIGNIÈRES.

Une piqûre de cyanure… Tenez, elle nous l’a écrit… C’est foudroyant !… Et sans remède…

(On se précipite dans l’affolement, un peu au hasard.)

OSTERWOOD.

Le pouls…


LIGNIÈRES.

Elle ne respire plus… Le cœur ne bat plus !…


CORNEAU.

Que faire ?… Ne perdons pas la tête, surtout !…