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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/275

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LEPAGE, (avec un tendre reproche.)

Ah ! ah ! vous vous livrez à ce petit jeu ?


THYRA.

Quelquefois… des migraines… ne me regardez pas… c’est l’affaire de quelques secondes… Causez, surtout !… Faites du bruit plus loin… Laissez-moi.

(Elle s’étend, nonchalante, sur le divan, entre les deux côtés de la table. Les hommes remontent en entraînant miss Salomé.)

LIGNIÈRES.

Mademoiselle, voulez-vous me donner un verre de cherry-brandy ?


ARTACHEFF.

Dansez-vous aussi, Mademoiselle ?


CORNEAU.

Salomé doit toujours danser, même sans aucun des sept voiles !


SALOMÉ.

Non, Monsieur, je ne sais pas danser !


CORNEAU.

Elle est drôle !


OSTERWOOD.

Passez-moi du feu, alors, dear princesse !… Du feu, Salomé !


LIGNIÈRES, (parlant de loin à Thyra, sans se retourner.)

Vous n’êtes pas plus souffrante ?… Cela va-t-il ?


THYRA.

Pas mal… Bonsoir, bonnes gens !

(Elle prend la seringue qu’elle avait préparée, et on la voit faire lentement la piqûre au bras.)

LIGNIÈRES.

Corneau, mon petit Corneau, vous allez nous