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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/248

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ARTACHEFF.

Ce ne peut être qu’une femme pour qu’on ait paré ainsi la cathèdre.


THYRA.

C’est peut-être parce qu’elle n’est pas encore assez parée que l’invité n’arrive pas !… Allégra, aide-moi à préparer mieux que cela la chaise de mon voisin.


CORNEAU, (voyant la draperie du fond écartée par les domestiques.)

Et, juste, en effet, le voilà !

(On se retourne.)

PLUSIEURS PERSONNES, (à la fois.)

Enfin !… Voyons !…


CORNEAU.

Non ! ce n’est que Lignières !

(Entre Lignières.)

LIGNIÈRES, (entrant.)

Ce n’est que moi !

(À sa vue, Thyra, qui était distraite, absente, se ranime et se précipite vers lui.)


Scène II


Les Mêmes, LIGNIÈRES


CORNEAU.

Mais vous avez peut-être droit à la cathèdre ?… Sait-on jamais !


LIGNIÈRES.

Je me contenterai d’un tabouret !


ALLÉGRA.

Voulez-vous prendre quelque chose ?