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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/222

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intimement dans ma cabine ? Vous verrez que je vous donnerai du réconfort et que je peux quelque chose pour votre bonheur.


THYRA.

Vous m’avez donné le viatique de votre haute tristesse et je vous en remercie !


LA PRINCESSE ÉLÉONORE.

En redescendant la côte, dans la voiture, je ne dirai rien… Je penserai silencieusement à vous, sous mon châle, je vous le promets… à celle qui est restée là-haut… sur la colline. Et, quand vous vous mettrez à table, ce soir, sur le pont de l’Atalante, nous nous sourirons, n’est-ce pas, avec une complicité bien à nous… et qui durera !… Allons… Achevez de rêver… je connais ça !



Scène VI


THYRA, seule, puis LIGNIÈRES

(Quelques instants après, dès qu’on entend démarrer la voiture, Lignières débouche du sentier.)

LIGNIÈRES.

Je guettais !… J’entends que la voiture s’est mise en marche… Vous voyez, j’ai fait un détour, j’ai pu revenir aisément, mais je ne promets pas que l’attention de Philippe n’ait été éveillée… (Avec intention.) D’ailleurs, c’est bien ce que vous désirez ?


THYRA.

Qu’avez-vous dit pour expliquer votre retour ?