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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/204

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qui a beaucoup de choses à vous dire, ne demanderait pas mieux que de vous avoir quelques jours à bord : l’Atalante suivrait.


PHILIPPE, (sèchement.)

Je regrette, mais c’est impossible.


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Ce n’est pas aimable de votre part. Faites cela, Philippino.


PHILIPPE.

J’en serais ravi, mais, je vous assure, ce projet est plein de difficultés.


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Lesquelles ? À propos de Mademoiselle de Marliew…


PHILIPPE.

Peut-être.


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Mais Son Altesse n’a plus de préjugés… Ah ! vous redoutez le refus de votre petite amie ?


PHILIPPE.

Parlons de vous. Vous m’écrirez ? Je veux que vous m’écriviez.

(À ce moment, apparaît, entre des amandiers, Thyra, qui écarte les branches.)

LA DUCHESSE D’OSQUE.

Tenez. Elle nous cherche visiblement.


THYRA, (tenant son lévrier par le collier.)

Eh bien, vous ne venez pas ?


PHILIPPE.

Je redoute un peu les exaltations artistiques de la reine… et je commence à me blaser sur la Sicile.


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Mademoiselle de Marliew, ne vous en allez pas !… j’ai une grâce à vous demander.