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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/203

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LA DUCHESSE D’OSQUE.

Tant que cela !


PHILIPPE.

Par conséquent, ne perdons pas cette journée en propos vains. J’ai plaisir à vous revoir, très grand plaisir.


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Moi aussi Philippe, très grand… Vous rappelez-vous que nous avons été amoureux tous les deux l’un de l’autre, quand nous étions tout petits ? car c’est un fait.


PHILIPPE.

Incontestable ! Nous avons joué ensemble, nous nous sommes baignés ensemble à La Spezzia… Je me souviens de l’affreux wagon capitonné de bleu qui nous conduisait à la plage ? C’est assez mélancolique, cousine, de penser que vous allez partir à nouveau de ma vie. Je penserai à votre visage… anguleux et charmant…


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Mais il ne tient qu’à vous, mon cher, de prolonger cette rencontre.


PHILIPPE.

Comment comprenez-vous cela ?


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Mais vous avez entendu le vœu de la reine tout à l’heure. Pour peu que nous insistions, nous pouvons prolonger l’escale.


PHILIPPE.

Ce ne serait pas avantageux. Nous pourrions difficilement nous voir.


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Eh bien, montez sur notre yacht… Son Altesse