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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/196

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a fourni les gentilshommes au Vatican. Il a le silence des étrangers, leur insolence légère, la poignée de main trop bien gantée… Pourtant, je vous avertis que je ne veux pas qu’il se moque de moi ; je désire qu’il trouve devant lui un homme, non pas ironique, déférent certes, mais un peu plus… comment dire…


THYRA, (souriant.)

Désinvolte… à la française…


LIGNIÈRES.

Si vous voulez.


THYRA.

Beau chanteur mondain, prenez devant le public l’attitude que vous voudrez. Si vous saviez comme cela peut lui être égal, maintenant, vous n’en avez pas idée !… Les voici, d’ailleurs. (Lignières s’écarte.) Mais, restez, restez donc…

(On voit arriver Philippe, la duchesse d’Osque, précédant la princesse Éléonore, avec un alpenstock à la main, qui monte appuyée au bras du poète anglais Osterwood et accompagnée d’Allégra.)


Scène IV


THYRA, PHILIPPE, LIGNIÈRES, LA DUCHESSE D’OSQUE, OSTERWOOD, LA PRINCESSE ÉLÉONORE DE HONGRIE, ALLÉGRA.


LA DUCHESSE D’OSQUE.

Allons ! vous nous aviez lâchés, Lignières ?


LIGNIÈRES.

J’aidais Mademoiselle de Marliew à ramasser ses fleurs ; la petite esclave pliait sous le fardeau.