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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/188

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MADAME DE MARLIEW.

Oh ! comme elle court en montant ! Elle va se fatiguer, elle n’a déjà pas de souffle. (Elle crie.) Tu te fatigues et tu es sans chapeau !


LA COMTESSE.

C’est la petite esclave indienne qui l’accompagne ?


MADAME DE MARLIEW.

Oui, celle-là la suit partout… on la voit toujours avec son esclave et le grand lévrier noir…


LA VOIX DE THYRA.

Sam ! Sam ! je ne veux pas que le chien coure sur ces chèvres, mets-le en laisse, Meryem.

(Quelques secondes après elle arrive, suffoquant et tenant dans ses bras les branches qu’elle a coupées le long de la route. La petite esclave porte le chapeau et tient en laisse le lévrier.)


Scène II


Les mêmes, THYRA


MADAME DE MARLIEW.

Tu es folle de monter ainsi en courant !


THYRA, (essoufflée, s’assied. Elle est livide sous le maquillage.)

Je voulais couper quelques fleurs d’amandier pour rapporter et mettre dans les cabines… Ouf !… (Elle parle à la petite esclave qui tient les branches.) Donne-moi le sécateur.


MADAME DE MARLIEW.

Tu les as laissés en route ?