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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/184

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LA COMTESSE.

Oh ! non ! Il me semblerait que c’est du lait de nourrice…


MADAME DE MARLIEW.

À bord, Son Altesse Éléonore n’a en ce moment que les personnes que nous avons vues ?


LA COMTESSE.

Oui, les deux dames qui sont restées à bord, lady Seymour, Madame Popescu, en tout six personnes, je crois. Attendez que je compte sur mes doigts la duchesse d’Osque, une, le poète Osterwood…


MADAME DE MARLIEW, (l’interrompant.)

Ah ! le poète anglais qui s’est chargé tout à l’heure du manteau de la reine.


LA COMTESSE.

… Ça fait deux ; moi. Monsieur Lignières et les dames. Son Altesse n’aime que les petits comités. Ce Monsieur Lignières est si charmant, et quelle belle voix ! C’est la deuxième fois que la reine l’invite à faire une croisière… à cause de son timbre idéal. Il nous a rejoints à Naples. (Au chevrier.) Merci, petit ! (À Madame de Marliew.) Mais le yacht royal est un laideron à côté de l’Atalante. Je ne connais pas de yacht plus esthétique !…


MADAME DE MARLIEW.

Vous pouvez le dire !…


LA COMTESSE.

Cet orchestre de Napolitains, ces serviteurs bariolés, ces costumes, ce brouhaha ! Est-ce que vous avez autant de monde d’habitude à bord ?