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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/182

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L’ITALIEN.

Si, si. (Il montre la baie du geste.) Palerme, — di porto


LA COMTESSE.

Tiens ! l’inévitable chevrier !


MADAME DE MARLIEW.

Petit ! approche ! Peut-on avoir un bol de lait ? (Le voiturier échange un dialogue italien avec le chevrier ; Madame de Marliew, pendant qu’il parle.) Mais nous n’avons ni bol ni tasse, ma chère !


LA COMTESSE.

Si fait ! J’ai dans la voiture le verre qui me sert à prendre mon homéopathie, car je prends toujours mon petit remède à cinq heures. Voiturier, j’ai laissé un verre dans la patache.

(Il disparaît dans les amandiers.)

MADAME DE MARLIEW.

Ils vont mettre encore dix bonnes minutes à monter à pied.


LA COMTESSE.

Au moins. Pour ma part, je n’aurais certainement pas pu grimper la côte. D’ailleurs, cette patache était d’un dur !


MADAME DE MARLIEW.

Nous sommes deux vieilles dames ! Son Altesse est encore tellement alerte !


LA COMTESSE.

N’est-ce pas ? C’est elle qui tenait à monter la côte à pied avec ces jeunes gens. Elle a tellement escaladé de pics et fait de si longues pro-