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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/152

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l’avenir. Laissez-nous toutes les deux. Hélas ! Hélas ! Il faut que je me charge d’elle maintenant !…


PHILIPPE.

Soyez tranquille, je ne la reverrai pas. Je ne pourrais, malgré tout, que lui dire des choses cruelles et trop mortifiantes !… À quoi bon ? tout est fini…


MADAME DE MARLIEW.

Mais plus tard, n’est-ce pas ?… si vous la revoyez, pas un mot de ce que je viens de vous révéler. Je vous demande même, par pitié, pas un mot à qui que ce soit…


PHILIPPE.

De pareilles confidences sont uniquement à nous, Madame. (À voix basse.) Prenez garde.

(La porte vient de s’ouvrir en haut de l’escalier.)


Scène V


Les MÊMES, THYRA


THYRA.

Maman, veux tu bien ?… J’ai une explication à fournir à Monsieur. Je désire que tu remontes dans ta chambre.


MADAME DE MARLIEW, (regardant le prince.)

Je ne sais si cette explication est bien nécessaire, Thyra…


THYRA.

Je la juge indispensable… J’ai réfléchi, je la lui dois. Je désire rester seule avec Philippe.