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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/148

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matin. Mais, si Monsieur ne veut pas se retirer, eh bien, c’est moi qui lui cède la place…


PHILIPPE.

J’admire votre audace !… Le cynisme soudain des coupables qu’on vient de démasquer !


THYRA.

Il est tard. Adieu. (Elle regarde Philippe.) Passez-moi mon manteau ! (Philippe ne bouge pas.) Cela n’a pas d’ailleurs la moindre importance !

(Elle monte l’escalier et, sur elle, referme la porte.)


Scène IV


MADAME DE MARLIEW et LE PRINCE, seuls


PHILIPPE.

Vous l’avez entendue ? Êtes-vous édifiée ? Elle n’a pas nié ! Comment l’aurait-elle pu, d’ailleurs ?


MADAME DE MARLIEW.

Je suis anéantie !… C’est donc vrai ! Elle m’a caché, en effet, toute une vie double… Depuis quand ?… Oh ! je vous jure, prince, que je l’ignorais ! Je suis toute honteuse !


PHILIPPE.

Je ne mets pas en doute votre parole.


MADAME DE MARLIEW.

Dans ce désastre… qui m’accable… j’essaie en vain de comprendre comment il se fait qu’elle m’ait dupée à ce point… Je ne m’explique pas comment elle a pu en arriver là !