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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/147

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PHILIPPE.

Je dis que vous serez moins brave quand vous saurez que j’étais à ce bal, que je vous ai vue tout le temps ! tout le temps ! (Les yeux dans les yeux.) et après encore !…


THYRA, (trahit une seconde d’émotion immense, puis elle se ressaisit, et froidement.)

Eh bien ?


PHILIPPE.

Quand vous êtes partie avec cet homme, je vous ai suivie. Cet homme que vous ne connaissiez pas, que vous avez lev…


MADAME DE MARLIEW, (éclatant.)

Thyra ! dis-lui que ce n’est pas vrai !…


THYRA.

C’est vrai. (Mouvement du prince et de la mère.) Et après !… Ne vous ai-je pas rendu votre liberté aujourd’hui même et n’ai-je pas repris la mienne ? En voilà assez ! Je vous prie de bien vouloir vous en aller.


PHILIPPE, (croisant les bras, en menace, devant ce flegme apparent.)

C’est tout ce que vous trouvez à répondre !…


THYRA.

Absolument tout.


MADAME DE MARLIEW.

Mais, Thyra, te rends-tu compte, mon enfant, de ce que j’éprouve, de ce que nous éprouvons tous les deux ?…


THYRA, (lui posant la main sur l’épaule.)

Toi et moi, nous réglerons ces incidents demain