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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 7, 1922.djvu/133

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suffoquée… Hier matin encore, nous avions discuté certains détails de trousseau. Peut-être, prince, avez-vous pris une bouderie de femme nerveuse pour…


PHILIPPE, (soupçonneux.)

Non, non… Thyra ne m’a fourni que les plus vagues explications. C’est ce vague précisément qui avait éveillé tous mes soupçons. Je prévoyais quelque mystère là-dessous. J’ai voulu savoir… et ce que j’ai appris passe toute imagination, en effet ! J’ai fait guetter votre fille.


MADAME DE MARLIEW, (révoltée.)

Oh !


PHILIPPE.

Pensant bien qu’elle sortirait ce soir, j’attendais le signal de mes pisteurs et j’ai pu la suivre moi-même. Elle est partie d’ici de bonne heure ?


MADAME DE MARLIEW.

Oui, vers neuf heures, je crois.


PHILIPPE.

Elle s’est rendue chez Emmanuel Lignières…


MADAME DE MARLIEW, (rassurée et riant.)

Chez Monsieur Lignières ?… Oh ! si vous prenez ombrage de cette camaraderie, je puis vous certifier…


PHILIPPE.

Attendez la suite… Attendez la suite… Elle est en effet restée très peu de temps chez ce Monsieur Lignières.


MADAME DE MARLIEW.

Vous voyez bien !