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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/74

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ARMAURY.

C’était risqué… Si on avait vu la valise, comment t’en serais-tu tirée ?… (À Ketty.) Et, d’abord, êtes-vous certaine de n’avoir pas commis d’imprudence ?


KETTY.

Oh ! certaine. Monsieur.


ARMAURY, (revenant à Diane.)

Voyons, maintenant que je suis sûr que tu es là, car ça me paraît à peu près sûr cette fois, mettons de l’ordre dans toutes ces idées un peu chavirées… Exactement, où es-tu en ce moment ? où ?


DIANE.

Comme nous en étions convenus dans nos deux dernières lettres, exactement comme je te l’ai dit dans la dernière que Ketty t’a apportée. Je suis arrivée à réaliser tout notre petit plan. Avec maman, tu sais, c’est toujours facile !


ARMAURY.

Bref !…


DIANE.

Bref, je suis en ce moment à Reuilly, parce que, à la veille de partir pour le courent de Lodelinsart, ayant été touchée par un repentir auquel tout le monde croit à la maison, j’ai témoigné du désir d’aller dire adieu à l’abbé Roux. Maman doit venir me reprendre à cinq heures à l’église ; mais, comme c’était préparé entre nous, Ketty s’est amenée, il y a une demi-heure chez l’abbé, soi-disant parce qu’on me demandait subitement à la maison… Nous avons descendu comme des folles les escaliers… Quant à maman, lorsqu’elle arrivera chez l’abbé, nous serons loin… donc rien