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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/53

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LA DUCHESSE.

Je ne pense pas qu’elle soit d’ailleurs remise d’ici là.


LE DUC, (parlant au domestique.)

Qui est-ce ? (Le domestique explique à voix basse.) Faites entrer dans le petit salon. (Il descend en hâte.) Laissez-nous, votre mère et moi, s’il vous plaît… une visite à recevoir… (À Diane.) Toi, monte dans ta chambre… (Se reprenant.) enfin… comme tu es souffrante, je veux dire, monte te reposer. (Il prend à part la duchesse.) C’est elle.


LA DUCHESSE.

Déjà ?… (Haut.) Allez, mes enfants. Gaston, laisse ta sœur se reposer là-haut.


GASTON.

Mais je n’ai aucune intention de l’embêter. Je dois moi-même ressortir dans quelques instants.


LE DUC, (bas à Diane.)

Va, nous reprendrons cette conversation tout à l’heure.


DIANE.

Bien papa.

(Elle sort.)

GASTON, (sur le seuil.)

Sérieusement, vous n’êtes pas inquiets ? Elle n’est pas malade ? Il n’y a rien enfin ?


LE DUC.

Rien du tout, je t’affirme… nous n’avons pas la moindre inquiétude à son égard… deux cachets d’antipyrine et il n’y paraîtra plus.


GASTON.

N’oublie pas de me donner une réponse pour le dîner.