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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 6, 1922.djvu/50

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DIANE.

Non.


LE DUC.

Là-bas, mais à Paris ? Achève…


DIANE, (après une hésitation.)

Oui. (Le duc a un mouvement d’impatience, et tend le bras vers sa fille. Elle se lève, apeurée.) Vous m’avez demandé de parler, je parle !


LA DUCHESSE, (bas, à son mari.)

Amédée, je vous en supplie, nous savons maintenant tout ce que nous devions savoir.


LE DUC.

Oui ! j’ai des choses d’une autre nature à lui dire, maintenant. Mais auparavant, pour clore le chapitre des souvenirs, veux-tu me faire le plaisir d’aller chercher dans ta chambre cette aquarelle qu’il a faite de toi, et qui orne encore ta cheminée ! Nous allons détruire avec joie ce petit souvenir-là. Tu en as d’autres qui te suffisent.


DIANE.

Bien, j’y vais…


LE DUC, (la retenant.)

Rien ne presse d’ailleurs… Une seconde encore… Je dois te faire part de la décision que ta mère et moi…

(La porte s’ouvre. Gaston de Charance entre.)


Scène VI


Les Mêmes, GASTON DE CHARANCE



GASTON.

Bonjour, philippine… (On ne répond pas.) Eh bien, quoi ?… vous avez l’air ahuris comme si j’annon-